Les petits gestes #1 : Des pratiques numériques durables

Depuis quelques temps maintenant, j’essaie de faire au mieux de mes capacités et de mon budget pour limiter mon impact environnemental tout en conservant mon confort de vie. J’avais envie de vous faire partager certains des petits gestes que j’ai mis en place sans écrire un nouveau “Comment je suis passée au zéro déchet dans ma cuisine ?”, mais si ça vous intéresse, pas de panique, tapez donc cette petite question magique dans votre moteur de recherche et vous trouverez pléthore d’articles pour y répondre. 

Si vous me lisez – et j’espère bien que vous le faites – c’est que vous êtes, d’une manière ou d’une autre, en train de naviguer sur l’incroyable World Wild Web (hein ? c’est pas comme ça qu’on dit ?), et ce que vous trafiquez avec vos petits doigts sur vos écrans n’est pas sans conséquences… Je vous ai harponné•e•s là, c’est bon ? Je disais donc, puisque vous êtes là, autant commencer par les petits gestes qui permettent de limiter sa pollution numérique !

Internet, avec sa dimension immatérielle, a eu tendance à être considéré comme neutre, voire bénéfique, pour l’environnement. Moi y compris, humble aspirante blogueuse green(ish),  je me trouvais bien écolo, à ne pas gâcher de papier et à ne plus acheter de DVD pour préférer le streaming en ligne… On en revient aujourd’hui puisqu’on estime que la pollution engendrée par le numérique équivaut à celle du secteur de l’aviation. En effet, derrière les mails, les clouds et autres plateformes dématérialisées on trouve en vérité des installations bien matérielles et très gourmandes en énergies. Quand on s’intéresse aux sources des émissions de gaz à effet de serre liées au numérique on trouve : les data centers, à hauteur de 25% ; les infrastructures réseau, pour 28% ; et les équipements (ordinateurs, téléphones, tablettes et autres objets connectés) qui contribuent pour 47% à la pollution numérique

Une fois qu’on a fait ce constat, pas de panique, inutile de faire vœu d’abstinence électronique, de supprimer son compte Insta (de pleurer toutes les larmes de son corps car on ne pourra plus suivre mes publications) ou de renoncer à Wikipédia pour prouver qu’on a raison dans les dîners : on peut limiter son impact environnemental sur le net avec quelques gestes simples.

L’équipement 

Commençons par l’équipement, puisqu’il est le premier responsable de la “pollution numérique”. En effet, le plus polluant et énergivore c’est la production puis le transport des appareils (vous connaissez sans doute ce chiffre d’un Iphone faisant 9 fois le tour du monde avant d’arriver entre vos mains, je ne sais pas s’il est fiable mais je ne suis pas Wikipédia, moi). Ainsi, on estime que garder son ordinateur 4 ans au lieu de 2 améliorerait son bilan environnemental de 50%. Prendre soin de son matériel est donc primordial. Petite astuce pour prolonger la vie de la batterie : éviter de la vider complètement, l’idéal étant d’être toujours à un niveau de charge moyen, entre 40 et 80%. 

Lorsqu’on achète, on privilégie le reconditionné au neuf, avec des sites comme Back Market, Solidatech ou Recommerce, si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à me le signaler en commentaire ou à garder votre bon plan égoïstement pour vous, c’est selon. On prolonge ainsi la vie des téléphones et ordis ET on fait des économies non-négligeables. 

Pour des achats neufs, on peut être attentif à l’engagement environnemental des marques. Greenpeace a effectué un comparatif des principales marques de téléphonie en 2017 selon différents critères. Sans surprise, c’est la marque responsable Fairphone, qui arrive en première position de leur classement. 

Utilisation quotidienne

Pour éviter de vider votre batterie plus vite que votre ombre, n’hésitez pas à régler différents paramètres de vos équipements, comme la luminosité. La plupart du temps une luminosité basse fait très bien l’affaire. Sur les portables, pensez à activer l’option économie d’énergie qui porte très bien son nom ou encore le mode nuit – même en journée ! – qui est souvent moins énergivore. 

J’ai appris récemment – mais je ne saurais vous dire pourquoi – que connecter son téléphone au wifi consomme moins que de rester en 4G, un petit réflexe à prendre mais qui ne coûte vraiment pas grand chose, c’est cadeau. 

Saviez-vous que quand vous débranchez vos appareils mais pas vos chargeurs petit•e•s coquin•e•s ceux-ci continuent de consommer ? Donc si vous être du genre flemmard comme moi et que vraiment débrancher et rebrancher un chargeur c’est trop pour vous, une petite multiprise avec un bouton on/off fait très bien l’affaire.

Pour le conseil suivant c’est un peu faites ce que je dis mais pas ce que je fais, parce que je viens de l’apprendre, mais je vais prendre de bonnes résolutions de ce pas : apparemment garder quinze milles onglets ouvert, c’est mal. En effet, les sites qu’on laisse ouverts comme ça au cas où, ou pour plus tard, se réactualisent toutes les 15 minutes, ce qui consomme de l’énergie. On coupe donc son wifi quand on n’utilise plus son ordinateur pour laisser les pages ouvertes sans risque ou on use et abuse de la barre des favoris. 

La boîte mail

Les mails c’est également très énergivore. Déjà parce qu’ils sont stockés sur des serveurs dans des datas centers. Les mails qui ne vous servent plus à rien peuvent donc être supprimés sans pitié ! N’oubliez pas les spam, ni de vider votre corbeille, ça va sans dire mais c’est quand même mieux en le disant. Cependant ce qui demande le plus d’énergie ce n’est pas le stockage, mais bien l’envoi du mail lui-même. Je pourrais vous ressortir les chiffres impressionnants du nombre d’envoi de mail dans le monde à chaque minutes mais j’ai un peu la flemme. On réfléchit donc à deux fois avant de “répondre à tous” : est-ce que TOUTES ces personnes en ont quelque chose à carrer de ce que je vais dire ? Probablement pas. Surtout, on se désinscrit des newsletters qui ne nous servent à rien et qu’on ne lit jamais. Pour ça, un petit outil trop chouette a été inventé : Cleanfox. Il suffit d’entrer son adresse mail puis de se laisser guider. 

Les moteurs de recherche

Un autre gros morceau puisque ce sont les champions du stockages et des data centers : les moteurs de recherche. Pour faire plaisir à la planète on tape directement l’url du site que l’on cherche dans la barre de recherche plutôt que de passer par un moteur de recherche, ça consomme moins d’énergie (les favoris ça marche très bien aussi). La plupart du temps, cela dit, difficile de s’en passer. Aucun problème, il suffit de bien le choisir. 

Des moteurs de recherche français comme Lilo ou Ecosia permettent de réduire votre impact environnemental sur internet. Ils fonctionnent tous les deux sur le principe d’une extension chrome et dans les deux cas vos recherches (ou plutôt les “annonces” en haut de vos résultats de recherche) financent des projets trop tops. Pour Lilo différents projets sont proposés, sur Ecosia vos recherches plantent des arbres (un bon point pour votre bilan carbone) et ça ne change rien à l’usage. Ils sont en prime plus respectueux de votre vie privée puisqu’ils ne stockent ni ne revendent vos données. 

Goodeed : mon bonus BA sur le web

C’est un petit geste sympa quand on passe son temps sur son ordinateur ou son smartphone et ça ne demande vraiment pas grand chose. Goodeed c’est un site qui fait financer des projets humanitaires/écologiques/solidaires par la publicité. Concrètement, vous arrivez sur le site et vous avez “droit” à 6 dons par jour, vous pouvez choisir de donner au projet que vous voulez, il ne vous reste qu’à cliquer, une publicité de 20 à 30 secondes apparaît, restez en ligne, et hop vous avez fait un don ! 

C’est tout pour moi, si vous avez d’autres tips trop tops je les attends avec impatience et si vous n’en avez vraiment rien à faire de la pollution numérique mais avez lu jusqu’au bout malgré tout, c’est très choupi, vous pouvez laisser un “on s’en fout !” en commentaire !

à bientôt, 

M.

Pour allez plus loin (you nerd…) :

Le guide Greenpeace si vous lisez l’anglais & un petit guide de l’ADEME sobrement intitulé La face cachée du numérique.


2 réflexions sur “Les petits gestes #1 : Des pratiques numériques durables

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